De double culture franco-allemande, Mathis écrit et chante en français et en allemand, mais aussi en anglais et en espagnol. Il aime faire dialoguer, s'entrechoquer, se croiser les langues et vous donner l'impression que vous avez toujours connu une langue... que pourtant vous ne parlez pas.
Dans ses chansons, face à nos lubies et nos vertiges, on peut toujours s'évader : qu'on parte en montgolfière sur un coup de tête, qu'on retrouve un royaume perdu au détour d'un sentier, qu'on s'accroche à des nénuphars phosphorescents, il s'agit de prendre du recul sur le monde pour mieux le ré-enchanter.
De ses voyages en Amérique du Sud, Mathis a rapporté un charango, et un goût pour les mélodies bien dessinées et les harmonies vibrantes. Et quand sa guitare électrique prend le relais, l'intensité lyrique d'un son très seventies rencontre des phrasés d'Afrique de l'Ouest.
S'il mêle dans ses textes gravité et légèreté dans la lignée d'un Boris Vian ou Arthur H, sa patte musicale folk indé évoque des artistes tels Fëloche ou Babx.









